Après toutes ces introductions (commentaire de Pierret’, post de Jean-Marc…) je me dois maintenant de vous raconter une histoire. Mon histoire avec superwoman. Mais chaque chose en son temps.
Mardi après-midi, on frappe à ma porte. J’ouvre, et je tombe nez-à-nez avec cette grosse femme du service Informatique du College (attention, mes propos ne seront sûrement pas neutres à son sujet). Elle me demande “Are you Clément D?”. Je lui dis que oui et elle réplique aussitôt “I have to check your computer”.
Oh oh…
Elle commence à inspecter la liste des programmes et finit par s’arrêter sur Azureus. Elle se tourne vers moi avec le sourire du chasseur qui vient de piéger son petit lapin, pourtant si mignon… “What is that?”… moi: “It’s a bittorrent client”. “You know that it is a violation of the IT policy? I have to take your computer.” (dois-je traduire ? c’est une violation de la charte informatique, il faut que je fasse ma chieuse en prenant votre PC). C’en sont alors suivies 5 bonnes minutes de négociation, moi arguant que j’avais besoin de mon ordinateur pour travailler et qu’elle ne pouvait donc pas prendre mon PC. Superwoman dégaine son téléphone de sa ceinture et tente en vain d’avoir du réseau. Au bout de trois tentatives infructueuses elle utilise mon téléphone fixe et n’arrive pas à joindre son correspondant. Au moment où elle semble lacher, elle regarde ma configuration Internet et me dit “You are manually connected to the network, aren’t you?”. Moi innocemment, “oui, et ?”. “And it is another violation of the IT policy… I definitively have to take your computer to check it. Talk to the Dean to take it back”.
Nous avons donc ainsi appris que nous n’avions pas le droit de faire nos malins pour nous connecter quand le serveur DHCP est en panne.
Toujours ce sourire de contentement… Elle part avec mon PC. J’essaie d’aller voir le Dean immédiatement, qu’on en finisse, qu’il me dise que c’est mal de télécharger, qu’il me punisse, que je lui réponde que je suis sincèrement désolé et que je ne recommencerai pas… Mais il n’est pas là. Impossible de récupérer mon ordinateur.
Je suis bien stressé, je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Un avertissement, une amende, une suspension de la connexion ?
Je retourne voir l’IT plus tard dans l’après-midi, elle me rend mon PC, mais supprime auparavant tout ce que j’avais téléchargé. Et elle me coupe Internet que je ne récupérerai qu’en parlant au Doyen.
Je vais aussi voir mon superviseur qui me dit qu’il toucherait deux mots au Dean concernant le deuxième point : la configuration manuelle. Il trouve en effet, que cela ne doit pas être considéré comme une violation de la charte. Il me dit au passage que je suis plutôt idiot d’avoir téléchargé autant et surtout de m’être fait prendre.
Je ne faisais donc face qu’à une seule accusation. Daniela, étudiante australienne en droit s’est proposée de m’accompagner pour ma rencontre avec le doyen, pour la langue et pour la défense. J’ai finalement décidé que ce ne serait pas une bonne idée et que je ferais mieux de m’y rendre seul, pour ne pas arriver directement sur la défensive.
Mercredi matin, j’ai dans mon pigeon hole une convocation chez le doyen à 16h45 précises.
Je passe l’après-midi à régler mes autres formalités (loyer de janvier qui avait été refusé par HSBC, encore eux, quelle sale banque, carte de laverie perdue… j’en passe et des meilleures). Arrivent 16h45. Je retrouve à l’entrée du batiment superwoman, cette fliquette belliqueuse. Nous montons les escaliers, non sans peine pour elle, et elle me demande d’attendre à la porte le temps qu’elle parle au doyen. 30 secondes plus tard je peux enfin rentrer, il me demande de m’asseoir et commence à me faire la liste de mes malfaits:
J’ai téléchargé en 1 jour et demi l’équivalent de 28Go de données en bit torrent violant directement la charte (oui, bon j’ai peut-être un peu forcé)
Ces données étaient pour la plupart soumise à la loi copyright
Je me suis connecté au réseau en utilisant une IP statique ce qui est formellement interdit (seul point que j’ignorais)
Il me donne alors la parole pour que je me défende. Arrive alors le temps des excuses, du “je ne recommencerai pas”.
Il m’explique ensuite que je suis chanceux, que je tombe au bon moment, que l’amende est de 25£ mais qu’elle est actuellement suspendue. Que la charte va très prochainement être modifiée pour augmenter cette amende. Que la prochaine fois que je me fais prendre, j’aurai cette amende et que la fois suivante elle sera beaucoup plus importante. Il me dit ensuite qu’on va immédiatement me remettre Internet, et que je peux partir.
J’ai enfin droit à un “j’espère ne pas vous revoir” auquel je réponds “ou alors dans d’autres conditions” ce qui lui arrache un sourire.
Je sors, joyeux d’avoir pu voir cet air dégouté sur la face de superwoman, estimant surement que j’aurais dû être puni. Je l’attends en bas de l’escalier afin de m’assurer qu’elle va bien me remettre Internet immédiatement. Elle se permet de me dire qu’elle m’aura dorénavant à l’oeil.
Je rentre chez moi, récupère Internet et télécharge immédiatement un logiciel de récupération de données. J’ai réussi à récupérer la majeure partie des 28Go. J’arrête le téléchargement pour un moment. Ca m’a calmé.
Je prends maintenant mes précautions, j’ai effacé mes traces de récupération, caché mon disque dur externe qu’elle n’avait bien heureusement pas pris avec elle et j’attache mon PC au radiateur.
Superwoman n’a pas encore tous les pouvoirs… Heureusement pour moi !
Ce que tout le monde se demande (et je le fais pour lever certains doutes), c’est qu’est ce que tu pouvais bien télécharger avec une telle insistance ?
Oui j’y suis allé un peu fort d’autant plus que j’étais un des seuls sur le réseau puisque le dhcp ne marchait pas.
Mais ce n’est pas l’IT de mon college qui s’en est rendue compte, mais le service informatique de l’université qui fournit la connexion à l’IT.
M’enfin…
Je m’en fous j’ai récupéré mes séries… A la Maison Blanche ça claque…
Han-Ru Zhou,
January 30, 2008:
Un logiciel de récupération… computer geeks un jour, computer geeks toujours. Vous êtes irrécupérables…
Ce que tout le monde se demande (et je le fais pour lever certains doutes), c’est qu’est ce que tu pouvais bien télécharger avec une telle insistance ?
Couillon…
Je téléchargeais principalement des séries (West Wing, Desperate Housewives…) et des logiciels de traitement de données.
Rien de pornographique, désolé mes chers… Et si vous ne me croyez pas contactez superwoman, elle a du garder la liste de ce qu’elle a supprimé.
En plus si ça avait été pornographique, ça aurait fait une “violation” de plus (et sans mauvais jeu de mot)
Ahah, Pierret’ m’en avait parlé, c’est quand même la grande classe, 28 Gigas en moins de 2 jours! :p
A pluche!
Olz
Oui j’y suis allé un peu fort d’autant plus que j’étais un des seuls sur le réseau puisque le dhcp ne marchait pas.
Mais ce n’est pas l’IT de mon college qui s’en est rendue compte, mais le service informatique de l’université qui fournit la connexion à l’IT.
M’enfin…
Je m’en fous j’ai récupéré mes séries… A la Maison Blanche ça claque…
Un logiciel de récupération… computer geeks un jour, computer geeks toujours. Vous êtes irrécupérables…
Eh Oh le québecois là, va don chier…
Comment tu fais pour comprendre d’ailleurs, c’est du français…
Ahahahah trop la patate ce matin…
J’ai aussi appris à comprendre le français pointu vous savez…